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Hashem se bat pour nous

La Guémara nous dit que la raison pour laquelle nous célébrons Hanouka est : « Lorsque les Yevanim sont entrés dans le Beth Hamikdash, ils ont souillé l’huile mise de coté pour allumer la Menorah. Lorsque les Hashmonaim furent victorieux, ils se mirent à chercher et trouvèrent une fiole d’huile intacte avec le sceau du Cohen Gadol. Elle n’avait assez d’huile que pour un jour mais miraculeusement, elle dura 8 jours. En l’honneur de ce miracle, Hazal ont institué ces jours de Hallel et de réjouissance. »  Guémara Shabbat 21b.

Al Hanissim: le miracle de la guerre

Le Maharal écrit que cette Guémara semble contredire ce que nous disons dans Al Hanissim, une Tefillah écrite par les Tanaim des centaines d’années auparavant. Dans le Al Hanissim nous remercions Hashem pour le miracle de la guerre, d’avoir livré nos ennemis dans nos mains.

Quelle est donc la véritable raison de Hanouka?

Le miracle de l’huile a révélé celui de la guerre

Le Maharal répond que les 2 raisons sont correctes et ne se contredisent pas. La raison pour laquelle nous chantons le Hallel, est la délivrance du peuple juif. Nous avons gagné la guerre contre toute toute attente. Cependant pour les gens de cette époque, il n’était pas clair que cet événement était un miracle. Pour eux, cela leur semblait naturel. Cela était attribué à la bravoure et au courage des juifs. Ce n’était qu’à travers le miracle de l’huile qu’ils ont réalisé l’étendue du miracle et le fait que ce soit dévoilé, qu’ils ont compris que le miracle de la victoire de la guerre venait aussi d’Hashem.

Ce Maharal semble difficile à comprendre surtout lorsqu’on se penche sur l’histoire d’Israël.

L’histoire de Hanouka se passe au milieu de la période du 2eme   Beth Hamildash. Depuis le temps où Bavel a détruit le 1er Beth Hamikdash jusqu’à présent, le peuple juif vivait sous le règne de monarques des Goyim. Notre droit d’exister et notre gouvernement dépendait du règne actuel. Donc lorsque les Grecs sont entrés à Yéroushalayim, les juifs n’avaient même pas d’armée.

Ce n’était pas une guerre avec un ennemi fort et l’autre partie faible. C’était une guerre où l’empire le plus puissant du monde fut écrasé par un groupe de citoyens sans armes et complètement désorganisés. Bien que la guerre dura 3 ans, durant la première année il n’y eut pas de batailles formelles. Deux armées ne se faisaient pas face. Il n’y avait pas d’armée juive. Quelques juifs se faufilaient dans le camp des grecs, les tuait et leur prenaient leurs armes. Petit à petit les juifs se ralliaient à Yéhouda Hamakabi,  mais leur nombre était toujours bien plus insignifiant que celui des Yévanim, et bien moins préparés pour la guerre.

Encore bien plus surprenant, est le fait que tous les premiers soldats juifs n’avaient aucune expérience. Les chefs de la rébellion étaient Cohanim. Un Cohen passe son temps à enseigner la Torah, servir dans le Beth Hamikdash et à guider le peuple juif spirituellement. Ce n’est pas un soldat. C’était donc une guerre menée non pas par des soldats mais par des Roché Yéchiva. Ce serait comme Rav Shteinman qui se battrait contre les soldats de la marine.

Il était impossible de prédire une victoire pour les Juifs, comment est-il donc possible que les Juifs de l’époque ont assisté à ces événements et ont refusé d’admettre que c’était un miracle ?

Cela semble être normal pour l’être humain

La réponse à cette question semble être qu’une fois que nous sommes éloignés d’un événement par le temps, nous gagnons une perspective différente de l’Histoire. Nous pouvons voir un événement dans son contexte, et nous pouvons facilement reconnaître que c’est un miracle. Mais pour ceux qui vivent journellement dans la guerre, il est bien plus difficile de voir ces événements de cette perspective.

Pour ceux qui étaient impliqués, cela semblait être tout naturel. En effet, les chances de gagner étaient maigres mais ils en sont sortis victorieux. Il n’y avait aucune question que les Maccabim étaient talentueux et que grâce à cela ils ont gagné bataille après bataille.

Lorsque les Cohanim sont retourné dans le Beth Hamidash et ont pris ce petit peu d’huile qui ne pouvait pas durer plus d’un jour, et l’ont observé brûler pendant 8 jours, ils ont vu clairement que c’était un miracle. Lorsqu’ils ont vécu le miracle de l’huile, cela a refaçonné leurs 3 dernières années passées. Ce n’est qu’ensuite qu’ils ont vu la victoire de la guerre en tant que miracle.

Nous voyons le même phénomène dans notre génération

Pendant presque 2000 ans nous avons vécu en tant que mouton parmi 70 loups. Universellement haï et opprimé, le peuple juif a survécu. Et maintenant après près de 1900 ans d’errance,nous retournons vers notre pays. Depuis 1948, nous avons été témoins de milliers de miracles dans la repopulation et le développement de la Terre d’Israël. Mais c’est la survie du peuple juif qui est le plus grand des miracles.

En 1948, la population dans le Moyen-Orient se comptait d’environ 650000 juifs et de près de 50 millions d’arabes. Le 15 mai 1948, un jour après la déclaration de l’état d’Israël, cinq nations se mirent à attaquer, chacune avec une armée bien entraînée et capable d’annihiler le petit groupe de survivants de l’holocauste. En ces temps, il n’y avait pas d’armée juive. Pourtant, contre toute attente, nous avons gagné la guerre, et ensuite guerre après guerre jusqu’à présent où ironiquement, les juifs sont considérés un super-pouvoir dans la région.

Pour la plupart des gens, juifs et non-juifs, il semble que cela soit naturel. Pour les témoins de ces événements, ce n’est pas une démonstration de la Main d’Hashem. C’est juste le flux naturel de l’Histoire.

La leçon de Hanouka est pour nous de regarder derrière le voile de la nature, d’affiner notre vue pour voir la vérité de ces événements, et que c’est Hashem qui dirige le monde et qui se bat pour nous.

Ceci est un extrait de la Shmuz sur le livre de Parsha..

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